BAYFEEL

Un nouvel auteur vient grandir les rangs de l'association ! Philippe Benard, dit Bayfeel, est policier à Amiens, dans la Somme. Si son métier et sa vie familiale lui laissent peu de répit, il trouve cependant le temps de se consacrer à ses passions artistiques : musicien, poète, nouvelliste et désormais... romancier ! 

 

Voici son « HELP Lennonien », son secours « populaire », son appel « du 18 juin », son éden débonnaire aux personnes qui n’ont que des questions à se poser ou qui ne s’en poseront jamais assez. Pour les déçus des villes, les pessimistes des villages, voire les aigris des banlieues. Voilà un peu d’espoir au cœur, d’amour au ventre, d’âme à l’esprit, pour que jamais ne s’oublie le but ultime sur cette foutue terre : « Aimer Vivre » en harmonie malgré les dissemblances pour que les efforts deviennent instinctifs et généreux !

 

 

L'ANGE DU DIABLE

Musicien, nouvelliste et poète, Philippe BÉNARD dit BAYFEEL nous livre un premier roman d’aventure à mi-chemin entre la réalité et son imaginaire.

L’auteur nous emmène ici au coeur des deux guerres mondiales à travers un héros détenteur d’un don que tout le monde rêverait d’avoir... Encore faudrait-il maîtriser ce pouvoir et l’utiliser à bon escient ?

Pour les amateurs du parfum de Patrick Süskind et de l’Attrape-Coeur de JD Salinger.

Un livre à ne pas mettre entre toutes les âmes !

PREMIER CHAPITRE

CHAPITRE 1 

LA RENCONTRE

Un jour, un homme voulut faire

De son existence, le modèle de la vie.

Voici son histoire, ses doutes,

Ses victoires et ses compromis…

Bfil

1.1 : La mauvaise réputation

Ce n’est pas seulement l’évolution selon Darwin qui a forcé les hommes à se « redresser » mais la propension de certains d’entre eux à se rebeller pour des causes justes. Une guerre vaut-elle tant de fierté déplacée, aussi zélée qu’un silence sur notre passé ? La bonté fragilise les cœurs pour créer des sensations. Des caractères se forgent alors comme des muscles et le talent naît sous le trait d’une créature humaine des plus banales, mais digne d’en être le légataire.

Qu’il soit défini comme un messie, un extraterrestre ou un génie, la finalité est la même : paré pour son incroyable destin, « l’élu » est d’abord une référence, puis de « vénéré », le désigné des cieux devient « paria ». Alors, on le canonise ou on le calomnie. Comme à la vue d’une étoile filante, quelqu’un avait fait un vœu, pour que celui-ci y dépose son empreinte plus solidement ! De la sorte, la raison universaliste envoyait vers nous sa contribution au monde décrépit.

De la part humaine de l’être par laquelle viendrait la pureté, il fallait bien qu’un jour quelqu’un se décide à venir nous montrer un visage. Ainsi, le 21 juillet 1913, naquit Maxime, le mécène tant attendu. Il sera le fils chéri de Lucette, dont on ignore jusqu’à une hypothétique famille et de Mario, de huit ans son aîné, d’origine italienne. Le père de Maxime était né en décembre 1884 du côté de Loches, en plein cœur du plateau de Sainte-Maure. C’était physiquement l’archétype même du militaire : des cheveux courts et plaqués en arrière sur un crâne luisant de brillantine ; une peau sèche refoulant l’eau de Cologne dès le premier quart d’heure du réveil et des yeux noisette rassurants et espiègles. En amour, Mario était un artiste, tantôt jongleur et acrobate, tantôt passionné et fantasque. Dans la catégorie « coureur de jupons frénétique », c’était un insatiable athlète du désir !

Ancien marin fourrier embarqué dans les mers chaudes, il se retrouvait régulièrement scotché à terre, à cause de ses réactions face au trop-plein d’ordres idiots. Les instructions beuglées par sa hiérarchie étaient pour lui une dure discipline. Il arrivait à les considérer à l’unique condition d’être transmises par des chefs respectables ! L’histoire d’une aborigène empruntée à un plus gradé dans un port d’escale, et d’autres blâmes qu’il collectionnait comme d’autres entassent des coquillages, n’étaient pas étrangers non plus à son immobilisme larvé !

Sa mentalité l’avait donc tout bonnement amené à s’occuper du classement des archives militaires. Ce service, créé pour ce « bon à rien prêt à tout », se situait à l’étage des aigris blasés, au cœur d’un état-major de la Marine poussiéreux à souhait et aussi vétuste que ses préposés ! Là, le jeune fonctionnaire, marginalisé et disciplinaire, s’acquittait de ses missions sans véritable enthousiasme.

Prenant les apanages de son travail pour en user dans de plus avantageuses occasions, Mario n’avait aucune conscience militaire. Il ne se sentait pas plus investi d’une quelconque mission qu’un ouvrier peut en avoir à la chaîne de son usine. Cependant, il restait professionnel sans blasphème ni paresse !

Ainsi voguait le Mario « professionnel » : un homme désabusé, non-conformiste et indolent ! Sous ces couches d’oisiveté non feintes, il existait un tout autre homme, plus intime et surtout plus attrayant.

Originellement attiré par la femme, Mario était un séducteur impénitent, malin et conscient de l’impact de l’uniforme blanc sur les bouilles rosées des jolies mômes qu’il croisait. Pour arriver à ses fins, le bureaucrate apathique était également un fieffé bonimenteur. Son cabas de tares débordait d’infidélité, de désinvolture et d’impertinence, mais aussi d’inépuisables subterfuges. Régulièrement, le singulier dragueur se sortait des situations périlleuses avec une insensibilité et une maestria conjuguées… comme la fois où il dut s’éclipser sous le lit conjugal d’un mari déserteur et se rendre compte que le cocu était son chef de service ! Pour le coup, il partageait les belles valeurs de sa hiérarchie… le philanthrope « rentrait » avec audace dans le « corps » militaire !

Ainsi, la honte assassine l’aurait tué il y a bien longtemps s’il n’avait pas eu cette bonne étoile, cette addiction bienheureuse, prise pour une qualité, qui le suivait de près depuis sa sortie de l’adolescence. Certains préconisent la compagne au foyer, lui faisait louange de l’épouse en clapier ! Il était aux anges au milieu des filles en batterie, donnant libre cours à ses multiples désirs libertins et à ses divers fantasmes. Si l’on peut « trop » aimer la femme, on en verrait ainsi les limites !

Ses défauts ne pouvaient ternir ses réelles qualités : le macho n’avait jamais fait preuve de violences envers elles ! Cela peut faire sourire ou donner à réfléchir, mais au début de ce siècle, cette vertu exceptionnelle se devait d’être soulignée, surtout de la part d’un descendant d’une famille sicilienne. Dans celles-ci, on y croisait régulièrement des cousines « bleutées » de complaisance, des belles-sœurs « rougies » de honte ou des tantes « violettes » d’admiration pour leurs si respectables époux. Jamais l’atypique n’avait abusé de sa force comme le supposaient ses collègues, qui voyaient en Mario, moins un homme soumis, qu’un gallinacé humide !

De cette propension, le sémillant « Don Juan » mettait en valeur les dames qu’il désirait, les complimentant sur leurs tenues ou s’intéressant à leurs conversations les plus futiles. Sans jamais perdre de vue son but ultime : qu’elles tombent amoureuses. Cet apôtre de Sade parlait si merveilleusement d’amour, que cela rendait jaloux le moindre couple qui avait une sombre idée sur ce qu’un homme et une femme peuvent bien faire ensemble quand ils ne sont pas allongés !

Carburant de la passion, il suffisait d’un sourire pour que sa réceptrice soit gonflée pour la semaine. Sur l’affection de son prochain, le flatteur était intarissable. Nanti de son accent italien, il pouvait en parler durant des heures comme d’autres discutent de mécanique, de sport ou de politique. Un véritable « abbé Pierre » du sexe : quand il pouvait donner, il donnait ! 

Ah qu’il était doué ce cœur sur pattes ! Qu’elle était belle cette ivresse en ses bras ! Qu’il était bon ce privilège de le croiser une soirée et d’apprendre sur l’amour autant que l’on apprend sur soi ! Bien sûr, cela ne l’empêchait pas de tromper ses « légitimes » avec tout ce qui frétillait du fessier et qui se laissait pousser les cheveux et la poitrine ! Le prétexte du patrimoine génétique lui revenant souvent à l’esprit, il s’apercevait lui-même de ses abus à grand renfort de mots doux et d’attentions délicates.

« Son sens de l’humour, sa tendresse et sa bien-veillance, valent bien tous les défauts du monde », rétorquait sans cesse Lucette à ses copines, venues lui faire entendre les multiples forfaits de son homme. Dont certaines d’entre elles d’ailleurs, avaient été alpaguées par ce même Mario dans sa recherche de défouloir !

Les soirs de bonne semaine, la chasse au gibier à bosses était ouverte et « le chaud latin » en était devenu l’expert en la matière. Il se délectait de femmes riches, fortes, douces, molles, nymphomanes, déprimées, vierges, moustachues, de gagneuses et même d’une cousine qu’il fréquentait uniquement pour sa chair « intelligente ». Pour lui, si elles n’étaient pas très jolies ou « appétissantes », il fallait au moins qu’elles soient prévenantes et dociles !

Ce redoutable amant s’en donnait à « cœur rabattu » et semait le trouble au même titre que sa sève. Une « impression surdimensionnée d’un explorateur de la femme qui les comprend » et une « tronche » à faire des envieuses. Dans le cœur de ces femmes, si quelqu’un leur manquait, Mario eût été celui-là ! Toutefois, le bellâtre ne séduisait pas pour tromper, au même titre qu’un gourmet ne mange pas pour grossir !

L’incorrigible captivait les femmes comme les handicapés attirent les regards. Ses conquêtes frivoles s’extasiaient tellement à son contact, que les maris pigeonnés, bons joueurs, auraient pu le rémunérer pour services rendus ! Mario connaissait les attentes de la femme et il savait en accoucheur de sentiments comment la satisfaire en la mettant en valeur par des gestes futiles mais appréciables !

Un soir, le ventriloque de l’amour poussa même l’affront au bout d’un comptoir, à conseiller un mari cornu par ses soins, pour une meilleure entente avec son épouse volage !

« Vol(e) au-dessus d’un nid de cocus », aurait été son scénario préféré !

« Un pic à glace dans le cœur à chaque instant passé loin de lui, une mort ! » aimaient à se vanter les plus infidèles bêcheuses aux plus fidèles envieuses.

Tel était Mario : un homme à femmes plus qu’affable ! Un travailleur atonique plus qu’atomique ! Un fonctionnaire plus futile qu’utile !

BULLETIN DE SOUSCRIPTION

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RETOURS DE LECTURE : Un bon moyen de ne pas se tromper !

Hello PHILIPPE.  
Je viens de terminer ton livre, ou devrais-je dire ton chef d’œuvre… alors là tu m’as bluffée.
J’avais lu ton 1er livre (que tu n’as jamais édité) mais depuis ton écriture a extrêmement évolué.
Quel talent ! Je me suis vraiment régalée tout au long de la lecture. Plein d’humour, de vérité, de tendresse.
Je suppose que tu es un féru d’histoire ou sinon tu t’es énormément documenté. 
Et alors, qu’est-ce que je me suis marrée avec tes jeux de mots, tes calembours, des formules à l’emporte-pièce, à certains moments on croirait lire du San Antonio. C’est bien simple : toutes les 4 ou 5 pages j’ai fait des marquages en marge à chaque fois qu’une expression me faisait sourire comme par exemple :
- Mario était un véritable « abbé Pierre du sexe » quand il pouvait donner, il donnait… « Vol au dessus d’un nid de cocus » aurait été son scénario préféré…
- C’était le risque de pratiquer la «désaltérophilie » en bars parrallèles.
- Avec elle, la raison du plumard est toujours la meilleure..
… et j’en passe et des aussi bonnes.
Mais qu’est-ce que tu fous dans la Police ? Avec le talent que tu as, tant en littérature qu’en musique, c’est vraiment du gâchis. 
J’avais déjà lu des bouquins écrits par des flics, mais généralement ce sont des polars, mais là rien à voir. Il y a du style, de la recherche dans la construction des phrases et dans le vocabulaire… il y a des mots que je ne connaissais même pas ! 

RETOURS DE LECTURE : nouveau

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Date de dernière mise à jour : 27/07/2019

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