ÉDI ' LYBRIS : Votre association d'édition au service de l'auteur et au bénéfice du lecteur

 

L'édition, autrement  !...

 

François D'Ischia

 

Diplômé de Sciences Pô et de Sciences Eco, René FALANGA, de son nom de plume François d'Ischia, occupa différents postes de direction, créa sa propre entreprise, devint chargé de mission au service d'une grande Région puis directeur d'un bureau d'études.

Avec La saga d'Arthur, il livre une romance qui s'inspire de sa propre histoire. 

Un précédent ouvrage...

 

René FALANGA, alias François d'Ischia, est l'auteur de l'ouvrage intitulé "Un parrain", paru sous son vrai nom aux éditions Mutine. Dans cet ouvrage, il tente de démontrer, je cite : ... nous pouvons fort bien passer des incantations vélléitaires à une mise en oeuvre concrète et productive en mobilisant cette formidable réserve de ressources humaines que constituent (...) aussi bien nos jeunes (...) que nos anciens (...)

En retraite depuis quelques années, il met bénévolement son expérience au service des jeunes et publie régulièrement un édito, qui lui permet de porter au public ses réflexions sur certains sujets de société.

 

LA SAGA D'ARTHUR, L'INITIATION

La saga d’Arthur - L’initiation  est le premier tome d’une série qui en comporte trois. Elle entraîne le lecteur dans la réalité d’un jeune pied-noir qui s’ouvre au monde professionnel et sentimental. 

Présentation :

Grandir s’apparente souvent à l’escalade d’une montagne dont on rêve d’atteindre un jour le sommet. Arthur se situe dans cette optique. Curieux du monde qui l’entoure, il le parcourt selon les opportunités et les choix proposés par son entourage, au fil des pages de sa vie...  

La part du féminin - de son mystère profond !- parsème ses chemins de traverse Lydie, Martine, Alix, et d’autres forgent les étapes qui le mèneront à son Ève ! 

Le premier volet de ce triptyque – l’initiation -  se déroule dans des décors grandioses. Tout d’abord les rivages de sa Tunisie natale, puis Aix-en-Provence, près de la montagne Sainte-Victoire. Les paysages traversés coupent le souffle, mais, pour en être digne, il faut consentir beaucoup d’efforts… Arthur ne le sait que trop bien !

Découvrez un extrait

CHAPITRE 1

Tabarka

Cinq heures du matin. Au terme d’une terrible nuit d’orage, le bébé vient au monde à la lueur d’une lampe à pétrole et de trois bougies. Malgré la panne d’électricité, tout s’est bien passé et, dans cette petite aube grise de novembre, les trois femmes ayant participé à sa naissance poussent un soupir de soulagement. La mère, bien sûr qui, sitôt délivrée, va se jurer de maintenir avec son fils un lien très fort. La sage-femme, appelée en renfort, enfin rassurée de n’avoir plus qu’à couper le cordon ombilical. Et la fidèle Fatima qui, dans sa précipitation, se trompe de linge, enveloppe le nouveau-né dans un grand torchon de cuisine et, constatant qu’il arbore un superbe sexe mâle, se met à brailler à l’attention du paternel, relégué depuis des heures dans la cuisine : 
—C’est un Rajel ! C’est un Rajel !
Sacré Arthur ! Sans doute marqué par son entrée en scène, le garçon éprouvera souvent à son réveil la curieuse sensation d'une renaissance, ne craindra jamais ni le sang, ni la nuit, ni les foudres du ciel et fera toujours fi des biens matériels et du confort. Quant aux femmes... il ne pourra jamais se passer d'elles bien longtemps. 

À cette époque encore paisible, la vie s’écoule doucement à Tabarka, paradis en bord de mer où les hommes semblent avoir signé un pacte de paix avec les Dieux. Dans la petite communauté pied-noir qui n'a pas quitté le pays après l'indépendance, on se contente de peu et on partage volontiers avec les amis tunisiens grillades, couscous au poisson, pâtisseries orientales et aussi un certain sens de l’humour et de l’autodérision.

De cette enfance heureuse et insouciante, Arthur conservera le goût d’une existence simple, la passion des aventures dans une nature sauvage préservée et le plaisir sensuel de plonger dans la mer tiède et de respirer les senteurs iodées apportées par le vent du grand large.

Le garçon commence à découvrir la vie. Curieux de tout, il fatigue les adultes, autant par ses questions lancées en rafales que par ses certitudes tranchantes. Les copains du village lui pardonnent son caractère ombrageux car, orateur talentueux, il organise les jeux comme un véritable metteur en scène.

Quant à la puberté... Un beau matin de juillet, réfugié à l’abri des regards sur l'îlot du cimetière, Arthur, qui va sur ses onze ans, se vautre tout nu dans l’eau tiède d’un creux de rocher tapissé d’algues moussues. Et, voilà que son sexe se dresse. Ce n’est pas la première fois. La nuit, dans son lit, l'évocation des premières rondeurs de sa petite voisine, une grande d'au moins douze ans... l'a empêché de s'endormir.
—T'as qu’à lui demander c'qu'elle en pense, hé banane ! murmure soudain une voix gentiment moqueuse.
—Mais... mais, qui es-tu ?
—Je suis ton lutin, ton double, un autre toi-même, si tu préfères. Faut pas avoir peur.
—C’est quoi ces conneries ?
—La pure vérité, mon grand. Nous sommes ensemble depuis ta naissance. Je suis à la fois ta bonne conscience et ton mauvais génie.
—Tu te fiches de ma gueule ? Toi, tu serais là, dans mon crâne et...
—Pas seulement dans ton crâne, gros nigaud... Aussi dans ton cœur, ton âme et... ton sexe. Mais, jusqu’à présent, tu étais trop jeune pour m’entendre. Allez, salut, à plus tard. 
Le soir, au dîner, Arthur demande à Philomène :
—Dis-moi, m’man, c’est quoi la conscience ?
—La bonne ou la mauvaise ?
—Heu... je ne sais pas... les deux.
—Les deux ? répond l’excellente femme qui comprend son rejeton à demi-mot. Bon... L’une, bienveillante, te pousse à agir comme il faut... L’autre, sorcière maléfique, t’entraîne vers le mal. Elles vivent en toi et se battront toujours pour t’influencer. Mais, chaque fois, ce sera à toi de choisir.
—Ah...
—Tu m'crois maintenant ?
—Heu... t’es la bonne ou la mauvaise ?
—Les deux, p’tit gars, les deux. Alors, vis ta vie et ne te pose plus de question. Je veille sur toi.

***

Fort de cet encouragement, le garçon décide de tenter sa chance avec Marion. Dés le lendemain, il ose aborder la gamine à tignasse rousse dont les yeux verts le fascinent depuis longtemps :
—On pourrait se baigner ensemble à la plage des Tamaris ?
—Heu... oui, si tu veux.
Leurs maisons, mitoyennes, sont prolongées sur l’arrière par un jardinet. Un grillage d’acier à larges mailles rugueuses, enfoui au cœur d’une double haie de lauriers roses, sépare les deux propriétés. 
Là, à l’heure de la bienheureuse sieste parentale, les deux gamins prennent l’habitude de se retrouver hors la surveillance de leurs mères respectives déjà soupçonneuses. Chacun chez soi, ils se racontent à voix basse des histoires de leur âge et, lorsque l’instant devient magique, ils échangent du bout des lèvres un chaste baiser, en s’écorchant le nez aux aspérités du métal.
Dis donc, p'tit gars, tu comptes continuer ce cirque jusqu'à la fin des vacances ? s'énerve un jour l'impatient ?
—Et tu propos quoi ?
T'as qu'à la bécoter à la plage.
—Devant tout le monde ?
—Débrouille-toi !

Le lendemain, Arthur propose à sa petite copine de nager jusqu’à la pointe des goélands, situé à une encablure du bord.
—Chiche que j'arrive avant toi ! prétend la péronnelle.
Parvenu le premier sur le rocher, il l'aide à sortir de l'eau et, sitôt à l'abri des regards, il ose lui coller un bisou sur la bouche. Marion se serre contre lui et l’enlace. Le cœur battant, ils décident de se dévoiler bientôt le "grand secret".
—Bravo, l'artiste, tu vois, c’était pas si difficile. 

L’après-midi, bien à l’abri des lauriers roses, la gamine ôte son bas de maillot, le haut ne servant encore que d’ornement factice. Lui, fait glisser son short et, les joues en feu, chacun découvre la nudité de l’autre. Alors, plongeant sa main au travers du grillage, l'audacieuse saisit délicatement entre ses doigts le mini sexe dressé vers elle, tandis que le timide caresse d’une main tremblante le mignon pubis à peine duveteux.
—C’est doux... souffle le lutin, la gorge serrée. 
Ce soir-là, dans son lit, le garçon tentera maladroitement de se faire plaisir. Mais c’est encore peu jouissif et même douloureux. Il y renonce.
—T’inquiète, ça viendra…rigole l'affreux, attendri.

Les jours suivants, les chardonnerets picorant les graines de tournesol seront les seuls témoins de leurs découvertes, toujours aussi acrobatiques à cause de la maudite barrière.

***

Septembre arrive, mettant fin à cette initiation sentimentale prometteuse. Arthur, entre à l’internat du lycée Carnot de Tunis. Matricule 84. Adieu Marion. Attendri, le lutin y va de son encouragement :
—Ne râle pas, tu la retrouveras aux prochaines vacances.

Mais, il se trompe. L’amoureux en herbe apprendra à ses dépens que les serments d’amour résistent rarement à l’épreuve du temps. Pas même à un trimestre. Car, alors qu’il s’échine sur les déclinaisons latines et les astuces de l'algèbre, un sien copain, de trois ans son aîné, fera réaliser à la donzelle, sans entrave d’aucune sorte, d'extraordinaires progrès en anatomie comparée.

 

Capture d e cran 2020 06 25 a 22 14 19

 

 

 

Capture d e cran 2020 06 25 a 22 14 36

 

 

 

 

Capture d e cran 2020 06 25 a 22 28 19

 

 

 

 

Capture d e cran 2020 06 25 a 22 27 42

 

 

 

 

Capture d e cran 2020 06 25 a 22 13 27

 

 

 

 

Capture d e cran 2020 06 25 a 22 27 26

 

 

Capture d e cran 2020 06 25 a 22 30 43

 

Vous désirez commander ?

  • Nom du fichier : Bs saga arthur initiation pour site
Télécharger

Date de dernière mise à jour : 26/06/2020