L'univers que nous connaissons n'est pas assez grand pour Patrice Bachereau, auteur d'un premier roman héroïc-fantasy qui transporte le lecteur dans un monde où créatures fantastiques et aventure humaine se côtoient ! 

L'auteur a pourtant ses journées bien remplies : travaillant pour le compte d'une société autoroutière, maire de sa commune, et vie personnelle bien remplie, il n'a de cesse de rêver et faire partager son onirisme en embrassant le papier de ses écrits fantastiques. La grande prophétie s'annonce comme les prémices d'une aventure de haut vol, car la suite est déjà attendue ! Nous vous invitons à découvrir l'extrait ci-dessous, et à réserver par le biais d'une souscription l'ouvrage qui devrait sortir durant la première décade du mois de septembre 2019. Non seulement vous aurez l'avantage d'obtenir un exemplaire numéroté du tirage initial, doublé d'une dédicace personnalisée de l'auteur, mais vous obtiendrez un prix préférentiel également (20€ au lieu de 22€).

Cette présentation ne peut se conclure sans parler du magnifique dessin de couverture réalisé par Christophe KRO, un professionnel de la bande dessinée que vous pouvez retrouver sur son site : https://christophekro.wixsite.com/art-bordeaux

 

 

 

LE CONTINENT D'OMARRE

 

Quand une histoire traverse les siècles par voix orale, elle devient une légende. Les faits, fleuris par l'imagination, se transforment alors en un conte épouvantable ou merveilleux suivant les fantaisies de la rumeur. 

Mais dans les méandres de la mémoire et au-delà des transformations les plus romanesques, restent des faits d'armes ou des événements politiques indubitablement authentiques qui forment les bases d'une civilisation.

Le continent d'Omarre était le seul habité de la planète Derdre. Deux îles, frisant les pôles de leurs côtes abruptes, étaient soumises à un climat glacial, inhospitalier, et seuls quelques navigateurs en quête d'aventure s'étaient risqués à briser leurs frêles embarcations sur les montagnes de glace qui s'élevaient au-delà des océans. 

Appelé ainsi avant l'ancien empire, en hommage au Dieu créateur de l'univers, Omarre connaissait son lot de légendes. On prêtait même à certains humains de cette terre des origines sombres, des ascendances de bêtes féroces, au temps où les hydres géantes, énormes dragons à trois têtes recouverts d'écailles grises et vertes, se battaient contre les dieux pour une suprématie que nul autre n'aurait osé discuter.

Le peuple le plus important du continent était celui du royaume Herlanien. 

Si la population se concentrait au centre et à l'ouest pour le climat tempéré qui y régnait en permanence et les riches pâturages d'herbe grasse, les Herlaniens savaient qu'à l'extrême nord existaient des tribus primitives, séparées de la civilisation par le Canyon du Grand Perse. Les autochtones vivaient majoritairement dans des conditions précaires, tirant de maigres bénéfices de la fourrure de petits mammifères au poil blanc et soyeux prisée par les tanneurs.

Les villes les plus à l'est étaient pour une grande majorité des cités minières d'où l'on extrayait la principale quantité de fer, de cuivre et de métaux précieux de la planète. Elles s'arrêtaient aux pieds des Grandes Collines de Kaar, sortes de protubérances immenses, recouvertes de résineux à perte de vue et peuplées d'ours pouvant atteindre parfois deux fois la taille d'un homme. On racontait le soir au coin du feu, que des siècles auparavant quand les collines de l'est étaient au bout du monde, un riche marchand se serait porté au secours d'un ours blessé par un loup noir. En reconnaissance pour lui avoir sauvé la vie, les ours de Kaar auraient bâti la ville d'Hermzarot en trois jours et deux nuits, et auraient consacré roi le marchand. 

De la ville d'Azerot, il ne restait plus aucune trace. Nul ne connaissait son emplacement et les plus sceptiques doutaient même de son existence, affirmant que les rois Herlaniens vivaient depuis toujours à Camilia, cité fortifiée protectrice de cent mille habitants. 

Au sud, il y avait les barbares, occupant un territoire en forme de croissant qui partait de leur capitale construite à flanc de falaise dans les massifs de l'Erg et rejoignait l'océan des quatre vents, sur la côte ouest. On ne connaissait pas exactement la population que représentaient les postes avancés sur cette bande de terre qui servait de pâturages et de réserve de fourrage, ni celle de la capitale qu'aucun Herlanien n'avait décrite ; pire encore, on ignorait totalement le nombre de villes qui parsemaient cette vaste étendue. Ces barbares aux mœurs étranges et terrifiantes auxquels on attribuait arbitrairement les pires crimes du continent étaient enclavés entre la civilisation Herlanienne et le désert de Gorsh !

Puis il y avait l'Arkonie, le pays maudit. Il prenait naissance à l'extrême sud, juste après le redoutable désert de Gorsh que plus aucun Herlanien ne connaissait. 

Le défilé menant au pays maudit était infranchissable depuis la guerre des trois lunes qui avait marqué la fin de l'ancien empire et la chute de son seul roi : Perséus de Montvillard. Ceux qui avaient tenté d'en percer le secret n'avaient jamais vécu assez longtemps pour dire ce qu'ils y avaient vu, et aujourd'hui, même si les hydres géantes avaient disparu de la surface de la planète, on supposait, à tort ou à raison, qu'elles vivaient là, tapies dans l'ombre ou dans quelques cavernes du défilé des marais d'Arkos.

On connaissait mal l'histoire d'Arkonie.

On disait que jadis, c'était un pays ouvert au commerce et aux échanges malgré son isolement.

Pourtant un jour, ce fut l'affrontement. Une bataille unique mais sanglante, d’une violence inouïe. On la nomma la guerre des trois lunes. Elle s'était arrêtée le seul jour de l'année où les trois lunes de Derdre sont alignées sur une même ligne d'horizon, entrelaçant leur couleur blanche rouge et jaune dans l'ombre de Sicor, immense soleil de la planète.

 On disait que l’Arkonie avait été le pays des hydres, des Trolls, des Droaks et des lézards géants qui se tenaient sur leurs pattes arrière ; de mémoire d'homme, ils avaient participé à la guerre des trois lunes contre les forces Herlaniennes. Il devait en rester la reproduction dans un bestiaire accompagnant de rares écrits.

En vérité, on ne voulait plus rien savoir de ce territoire condamné, échu aux forces du mal. On racontait même qu'Alérianne, son ancienne reine, avait vendu son âme aux démons.

Aujourd'hui d'ailleurs, on ignorait volontairement l'Arkonie. Nul ne prononçait plus son nom ; on l'appelait simplement le pays maudit.

Dés Otton I, premier roi du nouvel empire, on avait banni des mémoires ce pays que seuls connaissaient les marchands, quelques aventuriers et Perséus de Montvillard. Otton s'était emparé de la couronne après avoir destitué l'ancien roi. 

Il l'accusait d'être l'instigateur de la guerre et responsable des malheurs qui suivirent. Il l'accusait d'avoir trahi les dieux qu'il avait appelés pour se battre contre les hydres géantes d'Alérianne. Il l’accusait enfin d'avoir fait périr des milliers de citoyens Herlaniens dans d'atroces souffrances. 

Il avait profité de cette période de troubles pour évincer une partie considérable de la population de Camilia toujours fidèle à Perséus, en les envoyant conquérir les massifs de l'Erg. On racontait que Perséus s'était enfui de la capitale avec eux, comme un homme traqué et sans avenir.

Otton II, fils du fondateur du nouvel empire termina la besogne entreprise par son père sans préjuger des conséquences qu'allaient avoir ses actes. Il abandonna les colons, refusant même de les rencontrer et de commercer avec eux. En deux générations, les Ottons avaient réussi à briser la mission de pacification qu'avait entreprise Perséus. Ils avaient créé une nouvelle race : celle des barbares. Par manque de ressources et par haine, les paisibles colons se transformèrent peu à peu en pillards. Puis, acquérant la maîtrise de la forge, ils devinrent des guerriers redoutables, mus par un désir de vengeance.

Quatre siècles s'étaient écoulés. Les temps avaient changé. La guerre avait cessé pour laisser la place à une guérilla plus sournoise mais moins meurtrière.

Le roi n'était plus le même non plus. Otton le vingt et unième, était un roi bedonnant, dégarni, à la peau grasse et laiteuse, privé de la vaillance naturelle qui caractérisait sa dynastie. D’apparence plus débonnaire que tyrannique, il tenait cependant son pays par la peur, héritage de l'oppression infligée par ses ancêtres. Réjoui de la paix relative qui régnait dans son royaume, bienheureux que ses aïeuls aient eu à guerroyer contre les barbares à sa place, il était beaucoup plus prompt à assouvir son appétence pour la bonne chère que de s'occuper du bien-être de son peuple.

Son arrière-grand-père était le dernier à être mort au champ d'honneur, les armes à la main, décapité par une hache à double tranchant. Il était acculé le long d'un arbre, face à "une bête humaine au visage peint", selon la chronique de l'époque, lorsque la lame acérée, d'un coup puissant, le décapita. Le barbare avait frappé avec tant de haine et de vigueur que la hache s'était plantée dans l'arbre de telle manière qu'il ne put jamais la retirer ! Si bien que le manche avait pris racine et fleurissait chaque année au début de l'été... disait-on !

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Date de dernière mise à jour : 11/06/2019