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L'édition, autrement  !...

 

PRÉSENTATION

Jannick WEBER-DENÉCHAUD : AUTEUR SAINTONGEAISE

L'auteure saintongeaise vit à Saint-Porchaire en Charente Maritime.  Secrétaire Générale de Mairie en retraite, atteinte d’une dégénérescence de la rétine, elle  consacre son temps à l’écriture (avec un matériel adapté) et à l’enregistrement audio de livres pour la Bibliothèque Sonore Départementale.

Vice-présidente de l'association Edi'lybris, elle s'attache à faire connaitre au plus grand nombre les avantages proposés par Edi'lybris.

JAMBA, chien guide de la race des Seigneurs

ATTENTION : OUVRAGE ÉPUISÉ

Seule la version numérique est disponible. 
Coût : 9 euros - adresser un mail à l'éditeur : edilybris79@bbox.fr pour les modalités.

 

JAMBA

Chien guide de la race des Seigneurs

Jannick et jamba pour site

Dans la présentation de l'auteure, il est évoqué la dégénérescence rétinienne dont Jannick Weber-Denéchaud est atteinte. Ses difficultés pour voir l'ont amenée à se rapprocher d'une école de chiens-guides pour mal ou non-voyants. Il lui a été attribué une chienne flat-coated, afin de répondre à ses besoins.

JAMBA, chien-guide de la race des Seigneurs, raconte, de la naissance à aujourd'hui, le parcours de cette aventure extra-ordinaire vécue par l'animal et sa maîtresse.

En avant-première, voici le premier chapitre. 

Le livre vous intéresse ? N'hésitez pas à imprimer le bon de commande et à bénéficier de la réduction consentie pendant la période de souscription ! Attention : le module Paypal n'est pas opérant actuellement, il faut passer par la bonne vieille méthode de l'impression et de l'envoi par courrier du bon accompagné du règlement.

Nota : les frais de port ont encore été augmentés par la Poste  ;  or, nous avons décidé de maintenir le coût de l'an passé, soit 3,90€ l'envoi d'un exemplaire. Profitez en !

extrait

 

Quatrième de couverture :
Cela vous dirait d’entendre dix fois par jour « arrête de trainer dans mes pattes » ? Je sais bien que ce n’est pas recommandé, mais dans mon cas, ça devient salutaire ! En effet, je prête mes yeux à ma maîtresse et je la conduis là où elle le désire en la sécurisant le plus possible... Mais avant d’en arriver là, il m’en a fallu du chemin ! Je vous propose d’en faire un bout avec moi, tout en découvrant mon existence de chienne destinée à aider les personnes mal-voyantes ou aveugles... Plongez dans mon intimité timide et dévouée, vous craquerez, à coup sûr !

Couverture recto jamba pour internet

CHAPITRE 1

La Genèse

Vous ne me connaissez pas encore, et pour cause ! J’insiste sur le mot « encore » car, en effet, je ne suis pas née. Je n’en suis même pas au stade de la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule, alors vous pensez ! …
Je vais oser vous livrer en avant-première ma future vie en commençant par vous confier le nom qui m’est prédestiné : « JAMBA ». Ma maîtresse dira, un jour : « c’est « une jambe avec un A ».
Avant de devenir l’être exceptionnel que je suis, il m’est arrivé des aventures originales. Je vous assure, tout n’a pas été un long fleuve tranquille.
Pour autant, tout a commencé par une vague sensation cotonneuse comparable à des nuages blancs traversés régulièrement par un rayon lumineux. J’avais l’impression de flirter avec les étoiles, la lune, le soleil… bref, je ne sais plus trop ! 
Dans la douceur tiède du milieu ambiant et le calme régnant, j’espérai que cette situation angélique perdurerait mais non.
Il est un fait que je suis encore immatérielle puisque pas encore une cellule. Je suis donc censée n’être rien… ou pas encore quelque chose ! Cependant, j’ai l’impression de faire exception à la règle, car je suis déjà dotée de la pensée !
En ce moment, je saute, cours et esquive des écueils placés sur mon chemin. On veut m’agripper mais c’est peut-être une vue de mon esprit ? Si l’on me harponne autant que cela soit agréable.
Gloups, ça y est mais, quelle surprise, je ne suis pas toute seule ! 
Je me tapis dans un coin et constate que je suis dans un immense tunnel, entourée de millions de bidules qui s’activent, se chamaillent et me bousculent, comme s’ils voulaient prendre ma place. Je les laisse faire et j’attends mon heure. Pour m’occuper, je me lance dans le travail titanesque de recenser tous ces fous. Finalement, après m’être trompée plusieurs fois, avoir compté et recompté, j’arrive à 299.900 millions de bestioles aux traits identiques aux miens. Affolant, je vous dis !
Occupée à réviser mes leçons de mathématiques, les copains continuent de s’exciter et le carnage auquel j’assiste me laisse pantoise.
Des milliers d’entre eux sont déjà hors course, épuisés, gisant le ventre en l’air comme des moribonds. Au fil du temps, leur nombre s’accroît de manière inquiétante. Je suis maintenant entourée de malfaisants dont les membranes essayent de m’agripper mais je me défends. Je louvoie doucement et je navigue à vue dans toute cette marée de bêtes microscopiques. Au fil du temps, ils disparaissent presque tous. Il en reste plusieurs dizaines, fatiguées ou amochées.
Cette affaire a commencé depuis plusieurs heures et seuls quelques-uns restent combatifs. Je m’approche tout doucement, en faisant le moins de bruit possible et, mue par un espoir insensé, je profite d’un passage et m’y engouffre à toute vitesse. Je m’enfonce alors dans une sorte de texture exhalant de divines senteurs.
Sans que je puisse en expliquer les raisons, je comprends… Nous sommes des spermatozoïdes et nous nous trouvons dans un ovule. J’en déduis être déjà dotée d’intelligence. Bizarre…

 

FILS DE COCO

 

FILS DE COCO

 

Fils de coco pour site edilybris

 

de Jannick WEBER-DENÉCHAUD

Être fier de ses convictions, porter haut ses couleurs, partager la même motivation et la même espérance, c’est à la fois noble et dangereux durant les années d’Occupation ! Vladimir en fera l’amère expérience, surtout lorsque par un concours de circonstances, il se retrouve prisonnier dans un goulag stalinien ! Le parti dont il était si friand l’avait récompensé à sa façon ! Mais de là à se faire bedeau dans une petite commune de Saintonge... allez comprendre...

PREMIER CHAPITRE (extrait)
Le mois de novembre s’annonçait particulièrement pluvieux et, en cela, collait peu ou prou à la définition étymologique du mois de brumaire, selon le calendrier républicain. Les nuages bas, qui obscurcissaient le ciel dans un voile continu, laissaient présager de nouvelles précipitations, ce qui ne changeait en rien le mauvais temps qui sévissait depuis ces derniers jours. Depuis quand pleuvait-il sur la ville ? Nul n’aurait su le dire avec précision. C’était comme au jour du jugement dernier, le ciel commençait à offrir aux regards le tumulte annonciateur d’un chaos imminent.
Les premières gouttes de pluie, chassées par un vent tourbillonnant, se mirent à fouetter violemment la fenêtre de la salle à manger. Un rideau en plastique transparent constellé de déjections de mouches, retenu sur le châssis par des punaises, occultait les vitres poussiéreuses, jamais nettoyées. Le bruit de l’eau projetée violemment sur les carreaux s’intensifiait progressivement et l’intérieur de l’appartement, simplement éclairé par une ampoule nue pendant au bout d’un fil, s’assombrit singulièrement. L’atmosphère glauque sur fond de tons grisâtres qui se dégageait de cet endroit reflétait l’apparence de tristesse, de misère et de solitude de ses occupants.  
Accroché au mur de la cuisine avec une pointe rouillée, un calendrier publicitaire de la marque « Suze », se balançait au gré des courants d’air, semblant attendre qu’on le débarrasse de sa feuille du mois pour enfin dévoiler l’image des paysages enneigés de décembre. Sur le côté, on pouvait y voir la photo d’un paysan muni d’une sorte de pic, appelé « fourche du diable » en train d’extraire les racines de la gentiane qui, macérées et distillées produisaient ce fameux apéritif au goût amer qu’est la Suze. Il s’agissait d’une reproduction en miniature de l’œuvre d’André Roz, peintre du Haut Doubs, primé pour plusieurs de ses œuvres rurales. 
De petites taches de gras apparaissaient de ci, de là, montrant que l’almanach était feuilleté régulièrement. Ce jour-là, il indiquait : mardi 2 Novembre 1931, fête des défunts et de Victorin.
Encore enfoui sous l’édredon rouge délavé rempli de plumes d’oie, et peu enclin à s’extirper de cet endroit douillet, Vladimir se demanda si le père allait se souvenir du jour de son anniversaire et murmura : « Ce serait étonnant, il oublie toujours ! »
La porte d’un placard se ferma en grinçant sur ses gonds non huilés depuis des lustres. Vladimir sursauta et s’entendit interpeller :
— Dépêche-toi, tu vas être en retard à l’école … et tâche de ne pas te bagarrer.
— Ouais, P’pa ! ... Tu sais quel jour on est ?
— Mardi, pourquoi cette question ?
— Eh bien, parce que j’ai dix ans aujourd’hui.
— Ah, bon ! C‘est bien.
Ce fut tout. Le battant de la porte se referma presque aussitôt sur la respiration rauque et saccadée de Laurent Jamin, son père.

 

Maxime-Félicien DENÉCHAUD, mémoire sauvegardée

ATTENTION : OUVRAGE ÉPUISÉ

Seule la version numérique est disponible. 
Coût : 9 euros - adresser un mail à l'éditeur : edilybris79@bbox.fr pour les modalités.

 

« C’est avec une grande émotion que j’ai lu son témoignage et le vécu de Maxime. Pour ceux qui, comme moi, ont eu ou connu des personnes victimes des camps de prisonniers, ce récit nous ramène loin en arrière. Malgré le nombre de livres parus sur ce sujet depuis la dernière guerre , je suis persuadé qu’il aura beaucoup de succès. Ce serait une juste récompense pour le travail de recherches effectué par Jannick et William.»

Ce témoignage d’un lecteur du comité d’Edi’lybris reflète le caractère historique, familial et social du récit de Jannick. Son devoir de mémoire envers son père dépasse largement le cadre familial : il s’adresse à tous ceux dont un parent a vécu le drame d’être prisonnier de guerre.

Projet 8 mfdms

Interview Jannick pour Mémoire sauvegardée

Un aperçu de Maxime-Félicien Denéchaud, mémoire sauvegardée

Extrait :

L’hiver 1941 est arrivé très rapidement. Dès la fin du mois de septembre, la neige avait recouvert le pays. Cependant, grâce au soutien logistique familial, la vie de Maxime s’en est trouvée légèrement transformée. Il possédait maintenant de grosses chaussettes de laine, un bonnet, un gilet, une écharpe et des sur-chaussettes fabriquées par Denise. À partir de cette époque, malgré un quotidien difficile, les morsures du froid lui ont paru moins terribles.
Le travail en forêt a repris et pour s’y rendre, les prisonniers devaient d’abord dégager les chemins. Ils ne se pressaient pas, afin de raccourcir la journée de labeur.
Le gel était préférable à la neige car, malgré les clous que le sabotier enfonçait dans les galoches, il devenait quasiment impossible de circuler. Avec les autres, Maxime restait autour du feu pour jouer aux cartes ou lire. Grâce aux envois des familles, ils ont réussi à se constituer une petite bibliothèque ; mon père passait des heures plongé dans la partie histoire-géographie du Larousse.
Un camarade-prisonnier fabriquait des marionnettes dont l’une représentait Hitler, sans culotte et portant un bonnet d’âne. Bien souvent, cette effigie s’est retrouvée éventrée.
– Ce guignol improvisé nous faisait rire aux éclats, confiait-il. Au stalag, le quotidien était plus difficile à supporter mais les prisonniers bénéficiaient de distractions tels que théâtre, orchestre et rencontres sportives. Nous, on devait se contenter de peu mais la nourriture était plus abondante et variée et on pouvait facilement resquiller, alors, à tout prendre…
André qui comprenait de mieux en mieux l’allemand grâce à ses activités amoureuses, apprit en décembre que les troupes allemandes avaient été stoppées devant Moscou.
– Ils auraient dû se souvenir de Napoléon, énonçait sentencieusement Maxime. Et puis, quel bonheur quand les États-Unis sont entrés en guerre ! On a chanté toute la nuit. Jamais cette bande de fous ne pourrait faire face sur tous les fronts, il suffisait d’attendre !
L’hiver 41/42 fut aussi froid que le précédent et, mis à part quelques petites bouteilles d’alcool envoyées par Denise, il avait dû se contenter de tisane.
– J’en avais marre de leur pisse d’âne alors, j’ai décidé de confectionner un alambic. Ah, que de temps passé mais quelle expérience !
L’opération s’est avérée longue et délicate car se procurer le matériel nécessaire relevait de la haute stratégie. Il adorait m’expliquer sa réalisation.
– J’avais volé une vieille lessiveuse dans laquelle on a versé des patates fermentées. Au centre, un tuyau rouillé formant à son extrémité une sorte de serpentin, descendait sur un ancien pot de chambre, le tout monté sur le poêle chauffé à blanc pendant des heures. En fin de soirée, j’ai entendu Marcel crier : « Maxime, Maxime, ça pisse, ça pisse ! »
Il avait réussi à fabriquer de l’alcool. La soirée a été mémorable … évidemment bien arrosée. Des petites choses comme celle-ci maintenaient son moral à l'optimisme ; il le fallait, car les sujets de mécontentement étaient nombreux et engendraient de longues périodes d’abattement. Par exemple, en hiver, le courrier et les colis parvenaient rarement dans des délais raisonnables et arrivaient souvent ouverts et soulagés de quelques provisions. La Presse, réduite au journal « Le Trait d’Union » ne véhiculait que des idées collaborationnistes et terminait dans les latrines alors que « l’Optimiste » le canard du stalag, était lu attentivement par chaque prisonnier.

LE CARNASSIER SAINTONGEAIS

Après les épisodes sérieux de Meurtres en Saintonge et d’Amour tragique en pays rochefortais, Jannick a concocté une histoire grinçante dans laquelle les travers humains se dévoilent autour d’un corps inconscient mais non dénué d’oreilles... La recette de l’auteure est explosive : entrée constituée de ressentiments, de rancoeurs et de vénalités, servie sur un fond de candeur exaspérante ; en plat principal, pensées friponnes secouant allégrement les petits légumes placés sous la ceinture ; en fromage éloquent, les rejetons piaffant à qui mieux mieux pour délester les richesses du mourant ; et en dessert, quelques surprises qui ne seront pas du goût des convives !
Pour la digestion, un grand éclat de rire !

Pour commander, voir page 1

 

Extrait : le Carnassier saintongeais

Chapitre 1

Je sais que je suis étendu sur mon pieu. C’est une certitude parce que je me souviens qu’ils m’ont soulevé à plusieurs. J’en ai vu de toutes les couleurs et j’ai bramé comme un cerf. Enfin, je pense que des sons sont sortis de mon gosier mais dans mon état, allez savoir ! Maintenant, tout va bén. J’ai l’impression que mon corps flotte au-dessus de ma paillasse. Je me sens tellement léger que j’ai l’impression d’être une ajhace[1]. Je me dirige doucement vers un tunnel gris métallisé et je goûte avec délice ces instants maghiques quand j’entends des messes basses.
— Je crois qu’il n’en a plus pour longtemps.
Je reconnais la voix de ma dulcinée vieillissante mais pas celle qui lui répond. C’est pt’ être le draule du voisin de la ferme  des Mulots. Il habite un endroit prédestiné : rongeur campagnard, o lui va comme un gant, avec ses yeux vicieux et  ses petites dents acérées prêtes à la mordrerie de tout ce qu’il trouve. J’ignorais qu’il éprouvait de la sympathie à mon égard, quoique... ce soit plutôt de la curiosité malsaine. S’il ressemble à son père, rén d’étonnant.
– Le docteur a dit qu’il pouvait vivre encore plusieurs jours.
Si je dois vivre dans les conditions actuelles, je suis d’accord !
Leurs goules dau diablle[2] poursuivent.
— Le pov, il a tellement souffert que je lui pardonne car il n’était pas toujours gentil.
— Cela fait combien de temps que vous êtes mariés ?
— Quarante-sept ans dans deux mois.
— C’est un bail !
— Oui, j’ai dû souvent me cramponner.
Leurs clapets se ferment. Je ne sais pas qui discute avec ma vélle et o m’tape sur la coloquinte. A-t-elle besoin, cette prune melée de raconter ma vie ! Moi aussi, je l’ai supportée mais heureusement, j’avais des compensations extérieures. La pov Nicole n’était pas une beauté et avec les années, elle a davantage ressemblé à un bonhomme Michelin qu’à une femme attirante. Il m’aurait fallu une mobylette pour en faire le tour ! Pas étonnant si j’allais voer ailleurs ! De plus, elle était bête comme trente six cochons mais, comme on dit, quand le vin est tiré, il faut le boire…


[1]   pie

[2]   bouches du diable, qui parlent beaucoup

DE SAINTONGE EN POMÉRANIE

En 2005, Jannick Weber-Denéchaud avait convaincu le lectorat du terroir saintongeais avec la publication d'un ouvrage plutôt bibliographique, intitulé "De Saintonge en Poméranie, chronique familiale". D'emblée, son récit emporta l'adhésion, puisque la Médaille de l'académie de Saintonge lui fut attribuée.

ATTENTION : OUVRAGE ÉPUISÉ

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Date de dernière mise à jour : 09/04/2021