POESIES JOSYANE DE JESUS-BERGEY HOUARI BOUCHENAK-KHELLADI EDI'LYBRIS PHOTOGRAPHIES DÉSERT ALGÉRIE

 

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L'édition, autrement  !...

 

Josyane DE JESUS-BERGEY

Présentation de Josyane De Jesus-Bergey

 

Josyane De Jesus-Bergey

Très attachée à cet aller vers l’autre que justifie dit-elle le poème, Josyane De Jesus-Bergey, Poète franco-portugaise, retraitée de la fonction publique est née et vit à La Rochelle (Chte-Mme, F.) Elle écrit depuis l’enfance, poésie, contes, essais, chansons (S.A.C.E.M).

Elle s’occupe de différentes associations culturelles, du Printemps des Poètes et réalise des ateliers d’écriture en différentes structures en France et à l’étranger.

Fait partie de l’équipe des animateurs du Festival » Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée » de Sète.

Régulièrement publiée en revue, elle est traduite en arabe, espagnol, italien et portugais. Invitée à de nombreuses rencontres et festivals tant en France qu’à l’étranger, elle a publié une vingtaine de livres (voir Bio-bibliographie).

 

Le photographe : Houari BOUCHENAK-KHELLADI

Houari Bouchenak-Khelladi, photographe algérien, se passionne depuis toujours pour la photographie, avec une sensibilité, et une ouverture sur ce monde qui l'entoure. Il possède ce regard, toujours en éveil, qui lui permet de capter l'essentiel, bien au delà de la photo. Ses différents parcours attestent cette curiosité et son sens du partage qui l'animent.

Houari au centre intermondes la rochelle

 

 

 

Bio-bibliographie de Josyane De Jesus-Bergey

Poésie :
Taire le Temps, dédié à Serge Wellens, éd. de L’Atlantique, 2012.
Amulettes, sur des peintures du peintre poète H. Tibouchi, Encre et Lumière, 2010.
Comme une confession de pierres Eldjazaïr, français et arabe, dédié à Mohamed Dib, traduction M. Rafrafi, Rumeur des Âges, 2003.
L’eau Perride, La Bartavelle, 1997.
De l’arbre à l’homme, La Bartavelle,1996.
L’Heure Marine, éditions le Petit Véhicule, 1995.

Recueil collectif : Initiatrice et responsable de Québec 2008, recueil collectif de poésie franco-québécoise, vingt auteurs des deux continents, France Sac à mots éditions/ Québec Écrits des Forges, mars 2008.

Essai : 
Le Poème Meschonnic, mai 2008, Faire-part Édition.

Récit :
BUS 25 pour rendre visite aux ombresavec des dessins et peintures de J.Judde Rumeur des Âges, mars 2004.

Prose :
La Grande BoiterieRumeur des Âges, 2006.

Participations :
2012 - exposition de « Le vent nous conduira » sur des photographies du désert de l’artiste algérien H. Bouchenak en France et en Algérie ;
2011 - Tlemcen, exposition à l’ I.F. avec le photographe H. Bouchenak lors du Printemps des Poètes.

Portfolio :
Voiles 2008travail avec le peintre québécois Marc Mongeau.
2008 Marc Mongeau, La Grande Traversée, La Rochelle/Québec, juin 2008.

Co/traduction de
Mémoires de l’enfant de la guerre, de Wafaa Abed Al Razzaq (Irak), L’Harmattan, 2008.

Présente dans l’anthologie DVD
50 portraits Femmes Poètes, de M.H. Audier, éd. Itinéart, Printemps des Poètes, 2010.
Parution dans diverses anthologies dont les plus récentes :
2014 : anthologie Voix Vives, Sète,

2014 - Vibrations en partage, La porte des Poètes, Théâtre d'Aurillac.
2013 -  Anthologie du festival Voix Vives, Sète, Gènes et El Jadida
2013 - Présence de Tahar Djaout, poète, textes et dessins réunis par A. Khan, éd. Barzakh (Algérie).
2013 - Instants de vertiges, anthologie de C. Bertrand, éd Point de Fuite (Québec).
2012 - Pas d’ici Pas d’ailleurs, éd. Voix d’encre, Anthologie féminine mondiale.

Livres d’artiste : les derniers :
2012 - Sans Paroles, sur des gravures de Cécile de Bournet.
2012 - Je veux croire, avec H. Tibouchi, collection livre pauvre D. Leuwers.
2013 -
Si peu de dire, avec H. Tibouchi, collection livre pauvre D. Leuwers.
2014 -
 Pour aller jusqu'à toi, avec Houari Bouchenak, collection livre pauvre D. Leuwers.
2014 -
Ce qui reste à dire , avec Nicole Barrière,collection livre pauvre D. Leuwers


Vient de paraître : 
Un jour comme les autres, coll. Chiendents, éd. Petit-Véhicule, déc. 2014.

Alipio, bilingue français/portugais, traduction Cristina I. de Melo, éd. Vagamundo - Préface de Nuno Judice - Prix Dohollau en 2018.
La déconstruction du vide, préface de M. Alhau / Jacques André éd. 2019
Le vent nous conduira vers le désert en Algérie, photos de H. Bouchenak, Edi'lybris 2015
Principaux liens :
Maison des écrivains : www.m-e-l.fr/Josyane%20De%20Jesus-Bergey,745
Centre du livre :
http://www.livre-poitoucharentes.org/josyane-de-jesus-bergey-a93.html
Wikipedia : 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Josyane_De_Jesus-Bergey (page en français, anglais, arabe, espagnol et portugais)

Terre à ciel https://www.terreaciel.net/Josyane-De-Jesus-Bergey#.WWYixlFpzIV
Youtube : (film des éditions Petit véhicule : http://www.youtube.com/watch?v=gndQ4KiBbg4

et encore...

Livres d’artiste : les derniers :

  • « Mirage » col Livre Pauvre « Fromentin avec Hamid Tibouchi 2020
  • « Rivage » col Livre Pauvre « Fromentin » avec Max Partézana2020
  • « Je marche » Mots Nomades col Poids Plumes
  •  « Silence » avec Cristina Isabel de Melo col Livre Pauvre D. Leuwers
  •  « Ce qui reste à dire » avec Nicole Barrière collection livre pauvre D. Leuwers

·       « Je veux croire »//« Si peu de dire  avec H. Tibouchi collection livre pauvre D. Leuwers  

  • « Pour aller jusqu’à toi » avec Houari Bouchenak collection livre pauvre D. Leuwers
  • « Sans Paroles » sur des gravures de Cécile de Bournet

LE RECUEIL

 Couverture le vent nous conduira


 

 

Certains voyages ne se refusent pas... Lorsque Josyane De Jesus-Bergey capte le désert dans les yeux du photographe Houari Bouchenak-Khelladi, une symbiose entre les mots et l’image nait naturellement. Ce recueil est : 

Soleil où le monde méditerranéen se noie dans les espoirs et les attentes des habitants ;

Ode à la beauté du sable, des dunes, des minarets et des coutumes de ces contrées lointaines où souffrance et émerveillement donnent à réfléchir ;

Ouvrage dans lequel le vers et le verbe se conjuguent au plus-que-parfait.

Extrait du livre "Le vent nous conduira vers le désert en Algérie"

Sidna Youcha

 

Je vous salue hommes d'avant
Mes frères
Ici le temps n'a plus d'importance
Chaque stèle en son attente
Berce la prière de l'oiseau

LES CRITIQUES DE MAX ALHAU 2014 - 2015

Site de Max Alhau, où figure une critique du livre : http://revue-texture.fr/les-critiques-de-max-alhau-2014.html

Chemins de lectures

Josyane De Jesus-Bergey : « Le vent nous conduira vers le désert en Algérie »

Il n’est pas aisé d’accompagner en mots des photos : celles de Houari Bouchenak-Khelladi d’une parfaite et fascinante beauté, ont séduit Josyane De Jesus-Berger, passionnée du désert et de l’Algérie. A chaque photo, on pourrait dire à chaque tableau, correspond un poème qui évoque ce qu’éprouve son auteure. Dans cette marche parmi des paysages d’une belle unité et d’une grande simplicité vont et viennent les sensations éprouvées.  
C’est d’abord la notion de temps qui marque les principales étapes de ce voyage : en face de la course de la gazelle, Josyane De Jesus-Berger s’interroge sur ce que représente le temps et cette interrogation sans réponse ne cesse de la hanter : « Toi la gazelle / Connais-tu la course du temps ? » Posant son regard sur la photo d’une femme voilée, ce sont ces vers qui évoquent le même thème : « Chaque pierre souligne / Ton mystère / Le temps t’appartient ». Çà et là des photos de visages appellent à la réflexion sur la durée imperceptible : « Qui es-tu toi l’homme du désert / Ici le temps / N’a pas sa fatigue / Il se repose à l’ombre des souks ». 
Ce ne sont pas seulement les questions relatives au temps qui fondent la réflexion de Josyane De Jesus Berger mais aussi les rapports avec les êtres : ainsi ce poème suggéré par la vue de femmes voilées de blanc. A l’une d’elles elle demande : « Serais-tu / Celle qui apaise nos désirs ? » 
Chaque parcelle du désert ne cesse de solliciter le poète, de la conduire à une reconnaissance envers ces paysages. Il y a dans ces mots une ferveur à laquelle le lecteur ne reste pas indifférent : le regard s’imprègne des couleurs, des formes : « Je brûle pour toi / Fantôme du désert / Chaude sera la braise / Qui sommeille en mon cœur / Est-ce toi le feu qui me consume ? » 
Les monuments rencontrés, leur dépouillement délivrent aussi un message et Josyane De Jesus-Berger interroge l’un d’eux, la Mansourah : « Ruine de feu / Qui te dresse vers le ciel / Apprendras-tu enfin aux hommes la sagesse ? » 
Il faut regarder ces photos et lire ces poèmes pour comprendre l’attachement que Josyane De Jesus-Berger voue au désert, au symbole qu’il représente. Entre paysage et êtres humains la fusion s’accomplit. Le chant se fait plus ample, l’adhésion plus forte encore, la leçon du désert se trouve ici :  « Je plante ma tente / Libre / les rides du creux des sables / M’appartiennent / Moi venue de l’autre rive / Je connais le puits qui calme / les soifs ! »  
On ne peut que s’arrêter sur ces photos de Houari Bouchenak-Khelladi qui fascinent, incitent à la rêverie et assurent la justesse des mots chez Josyane De Jesus-Berger : un livre autant qu’un voyage qui comble les yeux et l’esprit du lecteur.

Max Alhau

(Josyane De Jesus-Bergey : « Le vent nous conduira vers le désert en Algérie »
 photos de Houari Bouchenak-Khelladi. Edi’lybris. 22 €.)

La déconstruction du vide

Petit coup de pouce pour le nouvel ouvrage de notre directrice de collection poétique :

La déconstruction du vide
Josyane de Jesus-Bergey

Jacques André Ed. 2019

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Découvrez ci-après les critiques de Téric Boucebci et de Daniel Lewers

Téric Boucebci
Extrait de « Phoenix » N° 33

Après Alipio, reconnu comme une oeuvre majeure et distinguée par le prix Heather Dohollau (2018), Josyane de Jesus-Bergey fait le choix d’aller vers une approche presque Kantienne de la poésie. Bien que son travail soit ici essentiellement tourné vers l’humanisme, il n’est pas inintéressant de l’entrevoir sous cet aspect puisque les trois questions fondamentales de Kant trouvent une forme de réponse dans cet ouvrage. À l’interrogation du « Que puis-je connaître ? », elle fait le choix du vide comme objet de la réflexion. En lui donnant la place de sujet, l’Homme devient objet du vide. À celle de l’agir, « Que dois-je faire ? », elle choisit de soumettre ce vide à la déconstruction, à l’appropriation du sujet de sa réflexion par l’action.

Enfin, à la troisième question « Que m’est-il permis d’espérer ? », elle répond par un mot qui vient clore son travail « espérance ». Si le titre du recueil n’est pas sans rappeler l’approche philosophique de Jacques Derrida, le tout est d’une dimension poétique où le nécessaire cède la place à l’essentiel.

Cette Déconstruction du vide par le dépouillement de « l’espace » qu’elle annonce au premier mot de son recueil invite à une dimension introspective. Le lent travail de chaque poème fait naître progressivement une perception nouvelle de la réalité qu’elle évoque, propre à résonner comme une évidence que chacun perçoit mais ne nomme pas.

Cette « conscience du vide », elle l’esquisse par un monologue où un « tu » indéfini semble s’adresser directement au lecteur. Cette lucidité la guide malgré les peurs qu’elle lui inspire : « Une crête / et comme un vertige / ne plus toucher / ce mur / de peur de / rencontrer le vide ! » Elle nous dit bien la nécessité du temps dans un quotidien « Laisser / les guêpes / picorer / les dernières / pommes », où le risque est celui « des murs à / n’en plus finir / des murs / à capturer la lumière. ». Les mots déconstruisent le sens premier de la réalité observable. Toute évidence est soumise à une reformulation. Le vide dont il est question est peu à peu cerné par ce qui semble être une métaphore de l’humanisme espéré : « Les enfants font une ronde / pour combler ce vide. ». Dans ce travail intérieur auquel elle se livre, tout est en devenir, il y a une affirmation de vie : « Mais toujours rester libre ! » Et l’attente devient interprétation nouvelle de ce qui n’a pas été et qui est évoqué comme un possible espéré, tel qu’elle l’évoque « C’est de loin que se cache / ce qui / refait le jour (…) », mais dont elle se prémunit, « Et ce gouffre / où je n’entre pas (…) / Une lumière / éclaire nos lendemains. » Cette déconstruction du vide intérieur, ouvre à la construction « vers cet ailleurs / où je vais seule » et qu’elle finit par nommer d’un mot qui dit tout de ce profond cheminement : « espérance ». Josyane de Jesus-Bergey nous offre un recueil intense, dense, intimiste, qui invite à la vie et qui s’ouvre par une remarquable préface de Max Alhau.

 

Daniel Leuwers
Extrait revue « Les eaux Vives »

Écrivain franco-portugaise, Josyane de Jesus-Bergey nous propose un titre qui rappelle la philosophie de Jacques Derrida. Mais ce n'est pas la veine philosophique qui sous-tend ce recueil, plutôt tourné vers un idéal humaniste de partage. Le mot « vide » apparaît alors comme le vecteur essentiel de textes qui se confrontent à la mort, à l'absence, au silence. Déconstruire implique une destruction de tout ce qui est entrave à la liberté, en vue d'une reconstruction sur les bases d'un « Possible ».

    Car rien n'est assuré dans ce recueil où l'auteur confie ses peurs secrètes :
     « Et ce gouffre
        où je n'entre pas
        j'hésite
        je piétine
        je ne connais plus
        les limites. »

  Si une « lumière » éclaire nos « lendemains », ceux-ci n'ont rien d'idylliques et restent problématiques. En effet, la quête personnelle d'un « ailleurs » libérateur n'a pas de sens quand l'autre (le « tu ») n'y est pas associé.

  Plane donc toujours pour l'auteur la méfiance de courir :
       « vers cet ailleurs
         où je vais seule »

en même temps que d'errer
      « vers un ailleurs
        où tu n'entreras pas ».

  La belle aventure humaine conduit ici à une véritable déconstruction du « moi » où
     « À tour de bras
         on rassemble
         le vide »

mais où, heureusement,
     « Les enfants font une ronde
        pour combler le vide ».

   Et c'est une grâce de se fondre dans cette belle dialectique du partage à laquelle s'efforcent des lignes simples, généreuses et lucides.

Date de dernière mise à jour : 03/03/2021