Madeleine CHARGY-DUPUIS
Madeleine CHARGY-DUPUIS
Madeleine Chargy-Dupuis vit une retraite tranquille du côté de Pamproux, en Deux-Sèvres. Elle demeure dans une ancienne seigneurie et s'est occupée, du temps de son activité professionnelle, d'un élevage important de chèvres.
Passionnée de littérature et de musique depuis son adolescence, elle chante, écrit et participe à la vie de son église en interprétant des chants liturgiques.
La poésie l'enchante depuis sa tendre enfance et le vers néo-classique est sa marque de fabrique. Avec "Essen-ciels destins" et "Hommages poétiques", elle offre au lecteur une diversité de thèmes et de sensations qui ne le laissera pas de marbre.
Son livre "Je raconte mes souvenirs" est un vibrant et touchant témoignage de la vie d'antan.
Essen-ciels destins
Extraits
Les mimosas
Ciel azuré, soleil nouveau
L’hiver s’endort tout doucement
Sur les collines et les coteaux
Dame nature met vêtement.
Vêtement neuf de printemps
Marbré de vert aux tons variés
Taché de jaune joliment
Les mimosas sont arrivés !
Me promenant dans la campagne
Je suis saisie par ces tableaux
Au loin j’admire la montagne
Cernant le village d’Opio.
Les mimosas sont fleurs premières
Côte d’Azur tu es parée
Des rameaux jaunes dont tu es fière,
Tu as le droit d’être admirée !
Déposés là sur les collines
Jolis cadeaux dignes des fées
Vous êtes témoins on le devine
De la nature, de ses secrets.
Cette féerie jaunissante
Danse un ballet au gré du vent
Entrechats et puis valses lentes
Tangos d’amour pour les amants.
Arrêtez-vous et admirez
Regardez comme ils sont touchants
Ces verts ces jaunes entremêlés
Reflétant le soleil couchant.
Ciel azuré, soleil nouveau
L’hiver s’endort tout doucement
Sur les collines et les coteaux
Mimosas d’or font ornement !
Couleurs de France
Le Bleuet, la Marguerite, le Coquelicot
Sont les trois fleurs aux couleurs de la France !
Sur les sentiers, dans les forêts, au bord de l’eau
Elles ouvrent leurs corolles avec bienveillance.
Me promenant, j’aime retrouver ces merveilles
Elles fleurissent au printemps émaillant la nature
De bleu, de blanc, de rouge, nourrissant les abeilles
De leur nectar sucré qu’elles prennent en capture.
Je revois mon enfance, il y a bien longtemps
La nature était riche et puis j’avais le temps
D’admirer ce panel offert à mon regard
Marchant dans les allées qui menaient autre part !
Revenant de l’école, je faisais des bouquets
Cueillis sur le chemin que mes pieds caressaient
Les offrant à maman, cadeau venant du cœur
Nous étions en osmose après un tel bonheur !
Et voici le drapeau aux trois couleurs de France
Coiffant les monuments qui fleurissent nos villes
Tricolores elles sont, offrant leur élégance
Aux regards amoureux et non pas moins fertiles.
Comment ne pas rêver devant ces souvenirs
Ceux qui me sont donnés par le passé ému
D’une jeunesse heureuse, je garde le sourire
Des couleurs du printemps dans la campagne nue.
Oh ! Ma France jolie, garde en toi ces couleurs
Montre à tous tes amis, quelle joie, quel bonheur
Inondent tes beaux yeux, tout brillants de douceur
Je les connais ainsi, elles dorment dans mon cœur !
Hommages poétiques
Extraits
Cheveux blancs
Blancs cheveux, cheveux blancs.
Oh ! Grand-Maman que tu es belle !
Dans un aveu, disait l’enfant
Blotti sur le cœur de celle
Qui le berçait, si tendrement.
Elle lui chantait des ritournelles,
Les plus beaux airs de ses vingt ans !
Elle lui chantait les hirondelles,
Peut-être le petit vin blanc !
Que d’années se sont écoulées,
Où elle aussi était enfant
Elle se revoit le cœur serré
Dans les bras de sa Grand-Maman
Qui lui chantait des ritournelles !
Les refrains de ses vingt ans,
En souvenir elle se rappelle
Ses blancs cheveux, ses cheveux blancs.
Toutes, Grands-Mamans, vous êtes belles
Dans le cœur de vos petits-enfants
Car, voyez-vous, le plus magique
C’est que tous vos chers petits
Ne sentent pas, c’est magnifique,
Les années qui vous ont vieillies.
Qu’importe les cheveux blancs, les rides
Qu’importe le dur poids des ans !
Ils ne voient en vous, c’est splendide
Que votre amour, chères Grands-Mamans !
Cheveux blancs, profondes rides
Vous êtes belles, Grands-Mamans !
Le sourire
Peux-tu me dire petite fille
Est-ce la lune si gentille,
Qui te donne ce beau sourire,
Ou le soleil des souvenirs ?
Est-ce la pluie des gros orages,
La mer se vautrant sur la plage
Le chat ronronnant près du feu
Ou le chien remuant la queue ?
Est-ce le vent hurlant sa peine,
À travers les monts et les plaines
Est-ce le vent chantant sa joie,
Quand il aime encore une fois ?
Ce beau sourire qui m’étonne
C’est bien toi qui me le donnes
Je le reçois au fond des yeux
C’est un cadeau bien précieux !
Je le dépose dans ma vie
Car ton sourire me ravit
Je le dépose dans mon cœur,
Car il m’apporte le bonheur !
Peux-tu me dire petite fille
Est-ce la lune si gentille,
En éclairant la nuit d’étoiles
Quand le soleil cherche son voile,
À l’horizon des souvenirs
Qui te donne ce doux sourire ?
Je raconte mes souvenirs
Extrait
La famille de maman et ses origines
Suite aux différentes recherches généalogiques effectuées, je présente mes ancêtres. Je peux parler de la famille de maman, depuis les années 1600.
La mémoire, du bouche-à-oreille, disait que ; le grand-père de maman était instituteur communal, d’abord à Soudan, ensuite à Pamproux, puis à Breloux la Crèche où il est décédé ; que sa femme était receveur des postes à Pamproux, puis à Breloux la Crèche. Ceci est confirmé par les éléments trouvés au cours de ces recherches
Donc, mon arrière-grand-père, Guiochon Pierre Eugène, était institu-teur. Il avait contracté la tuberculose. Il est décédé de cette maladie à Breloux la Crèche en 1870. Mon arrière-grand-mère, Perrain Amélie, était receveur des postes. C’est elle qui avait entouré et soigné son mari. Elle est décédée du même mal, chez ses parents, à Pamproux, en 1872. Ils avaient eu 2 enfants, un seul était vivant : Edmond Eugène Guiochon, mon grand-père.
Nota : ce livre au format A4 comprend de nombreuses photos d’époque.
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Date de dernière mise à jour : 10/06/2026